Restituer sa Freebox après résiliation d’abonnement peut sembler une formalité. Pourtant, certains abonnés découvrent des frais inattendus, parfois élevés, liés à des éléments non reconnus dans le colis retourné. C’est notamment le cas des plugs CPL, souvent oubliés ou non pris en compte, et facturés 70 € avec menace de poursuites à la clé. C’est ce que élève une étude récente de 60 millions de consommateurs.
Des frais pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros
Free, comme d’autres opérateurs, demande à ses abonnés de restituer l’ensemble du matériel prêté. Cela inclut la box, le répéteur, le décodeur TV, les télécommandes, câbles, mais aussi les plugs CPL, ces petits boîtiers souvent négligés. Le non-retour d’un seul élément peut entraîner une facturation automatique, avec des montants parfois dissuasifs tels que 70 € pour les CPL.

Les erreurs de traitement ne sont pas rares
Plusieurs témoignages font état de cas où, malgré une restitution complète et dans les délais, Free considère que des éléments manquent. Une confusion interne, une erreur de tri ou une perte dans la chaîne logistique peuvent en être à l’origine. Résultat : un mail ou un SMS menaçant de prélever des sommes importantes.
Comment se protéger ?
Face à ce risque, certaines précautions sont indispensables :
– Conserver le récépissé du dépôt du colis en point relais.
– Photographier le contenu du colis avant de le refermer.
– Utiliser un colis suffisamment solide, bien étiqueté, avec un contenu calé pour éviter toute casse ou perte.
Ces preuves peuvent être décisives en cas de litige avec l’opérateur.
Que faire en cas de facturation abusive ?
Si un prélèvement est tenté alors que le client dispose de preuves tangibles du retour de l’ensemble du matériel, il peut :
– Bloquer le prélèvement auprès de sa banque.
– Mettre en demeure Free par courrier recommandé avec accusé de réception, en invoquant l’article 1217 du Code civil.
– En cas d’absence de réponse, saisir la médiatrice des communications électroniques, qui peut proposer une résolution amiable.
Un rappel utile pour tous les abonnés
L’incident illustre bien l’importance de documenter la restitution de son matériel, même pour des éléments jugés secondaires comme les plugs CPL. Free, en alignant ses frais de non-restitution sur ceux de ses concurrents (59 € pour la résiliation, frais variables selon le matériel), doit veiller à ne pas entacher sa réputation sur des dysfonctionnements logistiques.
En attendant une meilleure traçabilité de bout en bout, la vigilance reste de mise.