La tension est à son comble entre DAZN et la Ligue de Football Professionnel. À quelques semaines de la fin de saison, le diffuseur principal de la Ligue 1 envisage sérieusement de rompre son contrat, sur fond de désaccords éditoriaux, d’enjeux économiques… et d’un désengagement progressif du produit « Ligue 1 » par les clubs eux-mêmes. La possible rupture de contrat DAZN Ligue 1 pourrait avoir des répercussions importantes sur la diffusion future.
Une médiation sans issue depuis février
Instaurée en urgence fin février, la médiation entre la LFP et DAZN devait apaiser les tensions liées à l’exécution du contrat signé pour la diffusion de la Ligue 1, mais après plusieurs semaines de négociations, les positions restent figées, impactant ainsi la possible rupture du contrat DAZN Ligue 1.
Au cœur du litige : un manque de coopération jugé flagrant de la part des clubs. Accès restreint aux joueurs, refus d’images dans les vestiaires, contenus exclusifs insuffisants… Pour DAZN, l’emballage médiatique de la Ligue 1 reste très en deçà des standards internationaux.
DAZN exige une nouvelle architecture financière
DAZN souhaiterait redéfinir les modalités de rémunération : une part fixe des droits, complétée par une part variable indexée sur l’implication réelle des clubs dans la production de contenu éditorial, afin d’éviter toute possible rupture de contrat DAZN Ligue 1.
Autre point de crispation majeur : l’ampleur du piratage, particulièrement élevée en France, selon la plateforme et en l’absence d’une réponse ferme de la LFP, DAZN craint que son investissement soit durablement compromis.
Un retrait dès la 34e journée ?
Initialement protégé par une clause de sortie prévue fin 2025 si le seuil de 1,5 million d’abonnés n’était pas atteint, DAZN (qui plafonne à environ 600 000 abonnés) envisagerait désormais de quitter le navire dès la fin mai. Un scénario qui inclurait la 34e journée de Ligue 1… mais pas les barrages. Ce potentiel retrait est à l’origine de la rupture du contrat entre DAZN et la Ligue 1.
Un retrait aussi brutal représenterait un tremblement de terre pour la LFP, qui redoute un écran noir en pleine période de négociation des futurs droits TV. La prochaine échéance de paiement, fixée au 30 avril pour un montant de 70 millions d’euros, s’annonce déjà critique.
Bataille juridique ou plan B ?
Une clause contractuelle empêche actuellement la LFP de discuter avec d’autres diffuseurs. Dans l’ombre, certains dirigeants militent pour un plan B radical : la création d’une chaîne 100 % Ligue 1, pilotée par la Ligue elle-même. Le projet, longtemps marginalisé, regagne en crédibilité à mesure que DAZN Ligue 1 rupture de contrat devient plus probable.
Ce que cela révèle du marché
Ce bras de fer pose tout simplement la question des limites d’un modèle fondé sur la rentabilité immédiate dans un écosystème footballistique français en manque de transparence éditoriale et miné par le piratage. La Ligue 1, pourtant attractive sur le plan sportif, peine à répondre aux standards de production imposés par les diffuseurs internationaux comme DAZN, ce qui contribue à la rupture du contrat.
Le cas DAZN pourrait devenir un précédent : désormais, les contrats de diffusion ne se joueront plus uniquement sur les chiffres, mais sur la capacité des clubs à se transformer en producteurs de contenus à valeur ajoutée. On peut espérer que toute crise à venir soit évitée en remarquant la rupture du contrat entre DAZN et la Ligue 1.